Les Québécois nombreux dans le Maine cet été

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L’inflation, le taux de change et l’explosion du prix de l’essence ne freineront pas les Québécois de renouer avec une de leurs locations chouchoutes. Les plages du Maine peuvent s’attendre à accueillir beaucoup de touristes de la Belle Province après avoir été privées de leur présence durant deux ans.
« Ils sont de retour », lance joyeusement le propriétaire du Sea Chambers, David Latulippe, qui dirige le motel d’Ogunquit depuis 12 ans.
Au bout du fil, l’homme affirme qu’il avait bon espoir de retrouver les vacanciers québécois, même si les voyages coûteront plus cher cet été.
« Nous avons beaucoup de réservations faites longtemps à l’avance. Pour plusieurs, c’est une custom familiale de venir à Ogunquit en été et ils n’ont pas pu durant deux ans. »
Le constat est le même une quarantaine de kilomètres au nord, à Previous Orchard Seaside, où l’on retrouve l’une des plages les plus prisées par les touristes québécois dans le Maine.
« On adore nos amis canadiens et québécois ! Ils nous ont manqué, pas seulement parce qu’ils remplissent nos chambres, mais parce qu’ils amènent une certaine tradition qui leur est distinctive », indique le propriétaire de l’Alouette Seaside Resort, Frederick Kennedy. 

Picture courtoisie

Les propriétaires de l’Alouette Seaside Resort, à Previous Orchard, Frederick et Anne Kennedy, s’attendent à être débordés cet été, pour la première fois en deux ans.

« Le téléphone ne dérougit pas »
Sur Grand Avenue, artère bien connue d’Previous Orchard Seaside longeant la mer et où se succèdent les hôtels et les motels, le son de cloche est le même. Le Kebek 3 Motel, dont 90 % de la clientèle estivale provenait du nord de la frontière, avant la pandémie, s’attend à voir des plaques d’immatriculation du Québec en masse.  
« Ça fait deux ans qu’on attend ça, on est vraiment excités. Et le téléphone ne dérougit pas ces derniers jours. On a même des Québécois qui ont réservé pour un mois complet ! », s’exclame Molly Carabatsol, gérante de l’établissement.
De « l’appétit » pour les voyages
Chez CAA-Québec, on confirme cet appétit du voyage chez les Québécois, même s’il faudra payer plus cher pour se déplacer, se loger et se nourrir.
« Depuis deux ans, les gens se sont beaucoup privés. […] Parmi les voyages qu’on vend en ce second, ce n’est pas le prix qui est le premier critère », soutient le directeur des affaires publiques de CAA-Québec, Nicolas Ryan.
« Les gens ont de l’appétit pour le voyage qui est très fort en ce second », ajoute-t-il.
Forte demande
À l’Workplace du tourisme du Maine, on guarantee que la demande venant du nord de la frontière est très forte. Et on ne se gêne pas pour faire de la publicité pour attirer davantage de touristes.
« Avec la fermeture des frontières et les autres restrictions, l’économie touristique de l’État est pratiquement tombée à zéro. Beaucoup d’entreprises situées près des plages ont eu de la difficulté à survivre », affirme Steve Lyons, directeur de l’organisation.
Seul bémol, la clientèle plus âgée habituée à fréquenter ces lieux pourrait être moins nombreuse. Au motel Beau Rivage, à Previous Orchard, on se demande si les aînés, qui composent une grande partie de la clientèle, seront au rendez-vous. 
« On a beaucoup de familles québécoises qui reviennent et qui attendaient ça depuis longtemps. Mais les personnes âgées, c’est plus difficile. Elles ont encore peur », souligne Sarah Alexander, gérante de l’établissement, qui s’attend à recevoir la moitié moins de voyageurs de la Belle Province qu’en 2019. 
Enfin de retour  
« On a très, très hâte de retrouver nos amis québécois et canadiens. Les deux dernières années ont été particulièrement difficiles, on espère que ça va débloquer. »
— Sarah Alexander, gérante du Motel Beau Rivage, à Previous Orchard Seaside
« On s’attend à un gros été. […] On s’est ennuyé d’eux [des Québécois]. Quelques-uns sont venus en fin de saison l’an dernier. Tous les signaux pointent vers un bon été. »
— Dave Hanson, gérant au Seacastles Resort Inn & Suites d’Ogunquit
« Avant, beaucoup se plaignaient du taux de change du greenback canadien au greenback américain. Maintenant, on n’en entend plus parler. On dirait qu’ils ont un besoin de revenir enfin à la plage, peu importe l’inflation et le prix de l’essence. »
— Frederick Kennedy, propriétaire de l’Alouette Seaside Resort à Previous Orchard Seaside
« Une fois que les frontières ont été ouvertes et que les choses se sont stabilisées avec la Covid, le téléphone s’est mis à sonner. »
— David Latulippe, propriétaire du motel Sea Chambers, à Ogunquit

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