Fin de session: la souveraineté est en marche

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C’est donc la dernière semaine de travaux parlementaires avant les prochaines élections. Nous assisterons vendredi aux au revoir et aux factors de presse dressant les bilans de chacun des partis politiques représentés. Officieusement, c’est la journée qui marquera le lancement de la campagne électorale.
C’est donc la fin d’une session parlementaire pas comme les autres. On a l’impression qu’elle a duré une éternité. En début d’année, nous étions encore confinés, nos vies sociales largement encadrées par des mesures restrictives. Nos actions étaient encore guidées par le nombre d’hospitalisations quotidiennes enregistrées, le nombre de décès, and so on.  
Depuis, plusieurs événements et débats politiques se sont succédé: la levée de l’état d’urgence, la gestion de la pandémie dans les CHSLD, l’élection partielle dans Marie-Victorin, la refondation du système de santé, la pénurie de main-d’œuvre, la crise du logement, le port du masque, les fusillades qui secouent notre métropole, and so on. Mais c’est sur le thème de l’identité que s’achèvera la présente législature. La fierté, la langue, l’identité, la Louisiane, les anecdotes, les menaces… appelez-le comme vous voulez. C’est le gouvernement qui a imposé ce débat sur la place publique en organisant un congrès consacré exclusivement à la query.  
Survie
Lorsqu’on parle de survie de notre identité comme peuple francophone dans un océan anglophone, cela ramène inexorablement la query de la souveraineté comme moyen ultime de protéger, diront certains, qui nous sommes comme nation. Je le sais, vous le savez et François Legault le sait.  
Et la marche caquiste vers la souveraineté est en cours. Pas à pas, M. Legault rassemble les «situations gagnantes»: une petite chicane avec Ottawa sur le regroupement familial, une divergence avec la Cour suprême du pays sur la loi 21, ajoutons à cela les potentielles contestations de la nouvelle mouture de la loi 101, qui permettront également d’alimenter le feu «sacré» de la chicane, le tout en saupoudrant des candidatures souverainistes assumées et pressées comme celles de Caroline St-Hilaire et Bernard Drainville, pour qu’elles viennent fouetter les troupes du caucus et du Conseil des ministres quant à l’significance d’agir «pour notre survie». C’est la recette que nous concocte François Legault pour la souveraineté. Une recette qui prend du temps et de la persistence, des ingrédients qu’il semble avoir à la pelle.   

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