Coût de la vie à Montréal: des étudiants optent pour les régions

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À trigger de la crise du logement et du coût de la vie, qui ne cesse d’augmenter, étudier dans la métropole est devenu un luxe pour certains étudiants, à un level tel que certains ont décidé de changer leur plan d’avenir pour s’établir en région. Trois d’entre eux nous ont livré leur témoignage.
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Maude Gagnon, de Québec, a dû remettre son rêve à plus tard quand est venu le second de choisir son cégep. Elle a dû troquer son école de rêve, le Collège Saint-Anne de Montréal, contre une école moins prestigieuse mais située dans sa ville natale. Elle s’est donc inscrite au Cégep Limoilou, à Québec, un peu à contrecœur. 

Photograph courtoisie

Selon ses calculs, vivre à Montréal aurait impliqué de «vider [son] compte-étude au complet», et ce, rien que pour ses années de cégep. Elle garde quand même son rêve bien en poche et elle espère être plus steady financièrement lorsqu’elle devra choisir son université, même si, selon elle, le coût des logements restera «toujours un problème».
«C’est l’enfer se trouver un logement» à Montréal
Emina Elezovic, de Sherbrooke, s’est résignée à étudier la médecine au Saguenay en septembre, même si son premier choix, l’Université de Montréal, l’avait admise. 
La raison? Le coût de la vie à Montréal est «beaucoup plus cher» qu’au Saguenay. «Juste quand on begin à parler aux gens autour de nous qui ont un logement à Montréal, tout le monde a la même réponse, de laisser faire ça. Mon frère, par exemple, il habite à Montréal et je sais qu’il paie beaucoup trop cher», explique-t-elle. 
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Emina devra donc s’établir à cinq heures de route de chez elle, plutôt qu’une, pour étudier. «Si ce n’était pas du coût de la vie à Montréal, je serais clairement allée à l’Université de Montréal, mais je sais que c’est l’enfer de trouver un logement», indique-t-elle.
Québec plutôt que la métropole
Quand Charles s’est installé dans son petit logement de Montréal, en 2020, le choc fut essential. C’est qu’il arrivait directement du Bas-Saint-Laurent, où tout est considérablement moins cher qu’en ville.
«Même au niveau de l’essence, il y a bien des locations où le coût est quand même plus cher que ce qu’on paie en région. Et au niveau des assurances, tout coûte extrêmement plus cher. Tout ce dont tu as besoin, ce que tu veux acheter, ça coûte plus cher», fait remarquer l’étudiant de 21 ans.
Mais Charles, ne voulant pas abandonner, s’est retroussé les manches et s’est résigné à travailler jusqu’à 30 heures par semaine pour rembourser ses dépenses. Un prepare de vie qui l’a vite épuisé. 
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À bout, Charles a résilié son bail moins d’un an après son arrivée, puis il est parti pour Québec. Là, il n’a pas besoin de travailler autant et il peut se concentrer sur ses études à temps plein.
«Pour le même prix que ce que je payais à Montréal, j’ai encore mieux à Québec. J’ai besoin de travailler pas mal moins pour les mêmes dépenses», mentionne-t-il.
Pas d’amélioration en vue
De plus en plus d’étudiants pourraient décider de quitter la métropole ou de ne pas s’y installer en raison du coût essential de la vie, une state of affairs qui ne risque pas de s’améliorer. 
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Automotive, en plus de la crise du logement et de l’inflation, la facture scolaire des étudiants pourrait bondir de 8,2% à l’automne. Une pression financière encore plus lourde pour le portefeuille des étudiants, qui ont souvent d’autres dépenses dont ils doivent s’acquitter. 
En mars 2022, le président de l’Union étudiante du Québec (UEQ), Jonathan Desroches, a affirmé que l’augmentation de la facture universitaire était «vraiment inquiétante», surtout dans le contexte de l’inflation.
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