Coupe du monde: le pays de Galles brise le rêve ukrainien

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CARDIFF | Le rêve aura été aussi fou que la fin est cruelle pour l’Ukraine, battue (1-0) sur un however contre son camp par le pays de Galles, dimanche, en finale du barrage pour le Mondial 2022.
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Portés par tout un peuple, mais aussi par l’immense élan de sympathie worldwide pour un pays qui souffre depuis plus de trois mois des destructions et des morts causés par l’invasion russe, les bleu et jaune ne verront pas le Qatar.
Au contraire du pays de Galles qui, une fois passé l’hymne hostile respecté et applaudi comme jamais, n’a pas perdu de vue l’enjeu sportif et son objectif de décrocher sa place au Mondial pour la première fois depuis 1958.

Et il n’a pas déjoué contrairement à l’Écosse, battue (3-1) il y a quatre jours chez elle par l’Ukraine, en demi-finale de barrage.
«Il y avait beaucoup d’émotions dans ce match, mais on a fait face brillamment. Chaque défi qu’ils nous ont lancé, on a réussi à le relever», s’est félicité après le match le défenseur Ben Davies, au micro de Sky Sports activities.
Sous un temps typiquement britannique, les hommes d’Oleksandr Petrakov ont pourtant livré une prestation qui a prouvé qu’ils auraient eu leur place à la Coupe du monde.
Galvanisés par un drapeau signé par des soldats du entrance accroché au mur de leur vestiaire, ils ont mis tous les ingrédients pour remporter ce match: envie, fight, method, tactique. Tous sauf un: le réalisme. «Je pense qu’on a fait tout ce qu’on pouvait mais (…) on est désolé de ne pas avoir marqué (…), cela a été le plus gros impediment», a admis Petrakov en conférence de presse.
Quelques décisions arbitrales, comme le however refusé à Oleksandr Zinchenko sur un coup franc tiré trop rapidement (3e) ou un pénalty refusé à Andryi Yarmolenko (40e), ont pesé lourd.
Mais les Ukrainiens regretteront surtout les events ratées face à un Wayne Hennessey, dernier rempart gallois qui aura indéniablement été le héros des siens, malgré des interventions pas toujours très académiques.

«On a tout donné sur le terrain et le gardien du pays de Galles a fait un boulot incroyable. Il est définitivement l’homme du match avec ses arrêts incroyables», a d’ailleurs reconnu Zinchenko.
Sur une erreur d’alignement galloise, Roman Yaremchuk s’était ainsi présenté face au gardien, mais sa frappe a été bloquée en deux temps (12e).
Hennessey a aussi difficilement repoussé une frappe de Zinchenko (40e) avant d’avoir un réflexe du pied incroyable pour repousser une déviation de Viktor Tsygankov aux six mètres, Yaremchuk, bien placé pour reprendre, n’arrivant pas à la mettre au fond (55e).
Le miracle d’Hennessey
Quelques minutes plus tard, c’est le défenseur de Tottenham, Ben Davies, qui a été l’auteur d’un sauvetage héroïque devant Yarmolenko (59e).
Et que dire de l’arrêt miraculeux sur sa ligne d’Hennessey sur une tête puissante d’Artem Dovbyk que tout le stade voyait au fond (84e)!
Le fait que le however encaissé l’ait été sur une déviation de la tête de Yarmolenko qui a pris Georgi Buschchan à contre-pied, à la suite d’un coup franc tiré par Gareth Bale (1-0, 34e), ne rendra que plus amère encore la défaite.

Mais dans une seconde période très ouverte et animée, les Gallois auraient aussi pu tuer le suspense bien plus tôt.
Aaron Ramsey, seul à sept mètres du however, a ainsi trop ouvert son pied et raté le cadre (48e).
Dan James a vu sa reprise dans la floor contrée in extremis (62e), le poteau a repoussé une reprise de volée de Brennan Johnson (75e), puis Bale, idéalement servi au deuxième poteau, a trouvé les gants de Buschchan (76e).

Au coup de sifflet closing, les larmes des joueurs ukrainiens, qui ont rendu hommage à leurs partisans présents dans les tribunes du Cardiff Metropolis Stadium, ont évidemment contrasté avec la joie des Gallois, qui ont mis fin à 64 ans d’attente, eux qui n’avaient dans le inventory de leur mémoire qu’une seule participation en Coupe du monde, en 1958 en Suède.
«C’est le plus grand résultat de l’histoire du soccer gallois», s’est enthousiasmé au micro de Sky Sports activities Gareth Bale, qui compte deux Euros à son actif avec les Rouges (demi-finale en 2016, huitième de finale l’été dernier). «Les mots ne sauraient décrire ce que l’on ressent à l’immediate actuel», a-t-il ajouté.
Au Qatar, ils rejoindront un groupe B très anglophones avec leur voisin anglais, les États-Unis et l’Iran pour offrir à leurs leaders historiques, Bale et Ramsey, une dernière aventure dans la plus belle des compétitions internationales.

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